Le 3 janvier 1833, les îles Malvinas ont été occupées illégalement par des forces britanniques qui ont expulsé la population et les autorités argentines y établies légitimement, qui ont été remplacées par des nationaux britanniques. Depuis le début de son processus d'émancipation, la République Argentine, en tant qu’héritière des territoires continentaux, insulaires et maritimes ayant appartenu à l'Espagne, a exercé sa souveraineté sur lesdits archipels et les espaces maritimes à travers différents actes de gouvernement comprenant la nomination d'autorités, la prise de possession solennelle des îles Malvinas au nom des Provinces-Unies du Río de la Plata et la première levée du drapeau argentin sur ce sol. L'année 2020 a marqué le 200e anniversaire de cet événement. L'acte de force britannique dont le résultat a été l'occupation illégitime des îles Malvinas a été contesté immédiatement par les autorités argentines de ce moment et n'a jamais été consenti par aucun gouvernement argentin. Pendant les 188 ans d'usurpation, l'Argentine a réclamé fermement et sans cesse l'exercice de sa souveraineté effective sur ces îles et les espaces maritimes environnants.
La récupération du plein exercice de notre souveraineté sur les Malvinas, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, conformément aux principes du droit international, tout en respectant le mode de vie de leurs habitants, est un objectif permanent et imprescriptible du peuple argentin, tel qu’il est établi par notre Constitution nationale et constitue une politique d'État.
L'appel de la communauté internationale concernant le besoin de négociations bilatérales entre le Royaume-Uni et l'Argentine permettant de retrouver une solution pacifique au différend de souveraineté, tenant compte des intérêts des habitants des îles, a été exprimé il y a 55 ans, sans aucun vote contre, par la résolution 2065 (XX) de l'Assemblée générale des Nations unies. Ladite déclaration, qui a reconnu l'existence d'une situation coloniale spéciale et particulière concernant la Question Malvinas a été réitéré par des résolutions subséquentes de la même Assemblée ainsi que par le consensus auquel souscrit annuellement l'ensemble des pays membres du Comité spécial de la décolonisation des Nations unies.
La communauté internationale a également insisté sur cet appel au dialogue à travers de nombreuses déclarations de forums multilatéraux, tels que l'Organisation des États américains (OEA), le G77 plus la Chine, le Sommet ibéro-américain, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens (CELAC), le Marché commun du Sud (MERCOSUR), le Parlement du MERCOSUR (PARLASUR), et le Sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA) ainsi que le Sommet Amérique du Sud-Pays Arabes (ASPA) qui ont demandé la reprise des négociations dans les plus brefs délais.
Le refus de respecter l'obligation de reprendre les négociations pour la souveraineté, est aggravé par la poursuite de l'introduction d'actes unilatéraux par le Royaume-Uni. Ces actions comprennent l'exploration et l'exploitation de ressources naturelles renouvelables et non renouvelables - que l'Argentine a contesté sans cesse - ainsi qu’une présence militaire disproportionnée et injustifiée dans les îles. Tous ces actes vont à l'encontre de la résolution 31/49 de l'Assemblée générale des Nations unies, et ils ont provoqué des expressions de souci et de rejet de la part de la communauté internationale.
Réaffirmant les droits légitimes de souveraineté, au cours de l'année 2020, le Congrès national a adopté à l'unanimité trois lois qui renforcent le travail pour la revendication argentine. Nous avons créé le Conseil national d'affaires relatives aux les Malvinas, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, dans le but d'établir un espace pluriel au plus haut niveau institutionnel pour concevoir des stratégies à moyen et à long terme. Nous avons aussi rendu effective la délimitation du plateau continental argentin, tout en consolidant le résultat d'un travail de plus de vingt ans, réalisé par la Commission des limites extérieures du plateau continental et qui a été présenté à l'Organisation des Nations Unies. Enfin, nous avons établi d'amendes à la pêche illégale sur les eaux argentines, tout en essayant de décourager ainsi la pêche illégale, et de contribuer à la conservation et à la gestion efficace de nos ressources dans l'Atlantique sud.
Nous tenons à réitérer notre ferme engagement en faveur du règlement pacifique du différend et du plein respect du droit international et des intérêts des habitants des îles. Nous réaffirmons également notre disposition à reprendre les négociations avec le Royaume-Uni conformément aux appels répétés de la communauté internationale, dans le même esprit constructif que nous avons maintenu pendant les années suivant l'adoption de la résolution 2065 (XX), au cours desquelles les deux parties ont lancé les mécanismes de négociation prévus dans ladite résolution. De même, nous demandons au Secrétariat général de l'ONU de renouveler ses efforts dans l'accomplissement de la mission de bons offices qui lui a été confiée par l'Assemblée générale par des résolutions successives.
188 ans après l'usurpation dès îles Malvinas, le Gouvernement et le peuple argentin réaffirment encore une fois leurs droits de souveraineté légitimes et imprescriptibles sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants.
Buenos Aires, le 3 janvier 2021
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